Jarry Atypique

Un feu follet complètement déjanté, un as des majorettes, une princesse de contes de fées. Des mimiques hilarantes, un présence scénique impressionnante et une énergie hors norme… Shakez le tout dans un univers bien barré, et goûtez à Jarry !

Vous allez adorer le personnage : dingue, touchant, généreux, extraverti, magnétique, et par-dessus tout, heureux :).
Sa contagieuse bonne humeur, le jeune humoriste nous la balance à la figure, comme un paquet cadeau, durant une heure trente. Hop là, paillettes, bulles de champagne et tsunamis d’émotions, Jarry est un feu d’artifice à lui tout seul !
Il partagera, sans aucun tabou, mais avec beaucoup de sensibilité, sa vision de la liberté. Liberté de vivre, de choisir, de s’assumer. Il vous parlera de son homosexualité aussi. Souvent, même. Ouvertement, naturellement.

Il vous fera exploser de rire lorsqu’il vous racontera, avec une gestuelle improbable et cartoonesque, ses multiples boulots ou son expérience de Pôle Emploi… Mais plus que tout, Jarry vous touchera par sa sincérité, sa proximité (beaucoup d’interactions avec le public) et son attachante personnalité. C’est simple, il plaît à tout le monde !
Pour ceux qui connaissent pas encore son show, courez-y les yeux fermés. Vraiment. Pensez à les ouvrir une fois assis 😉 et je vous garantis que lorsque vous ressortirez, ils seront remplis d’étoiles.

Jarry, un cocktail de folie, à consommer sans modération !

Rencontre à la terrasse d’un café de son quartier. Youpi (son carlin) fait la sieste sans ses bras, peinard.

Jarry portraitMonsieur Atypique parle à nos voisins de table, plaisante avec sa gardienne qui passe par-là et fait marrer les serveurs. Jarry est dans la vie exactement comme il est sur scène : lui-même, à 100%.

A.F : Jarry, ton côté extraverti, tu l’as toujours eu ?

Jarry : Pas du tout. Quand j’étais petit, j’étais super introverti, un vrai ermite. J’avais l’impression d’être autiste et de venir d’un autre monde.

A.F : Pourquoi ?

Jarry : Parce que je ne ressemblais à personne de mon entourage et à personne de mon village. J’avais une sensibilité qui était différente des personnes que je côtoyais. Et ça, je m’en rendais vraiment compte. Tout me touchait. Et puis je ne jouais pas aux mêmes jeux que mes potes.

A.F : Tu en as souffert ?

Jarry : Mes camarades se sont toujours moqués de moi. Comme j’avais l’amour de mes parents, leur fierté aussi, j’ai réussi à passer par-dessus ça. Mes parents, eux, ont toujours respecté ma singularité.
A.F : Parce qu’ils t’ont élevé dans la liberté…
Jarry : Totalement. Ils me laissaient libre d’être comme j’étais et de faire mes choix. Je crois qu’en m’élevant de cette façon-là, ils ont voulu me rendre fort dès le départ.
Mais attention, ils m’ont aussi élevé au mérite. A quatorze ans, si je voulais m’acheter des tennis, ils me disaient : « ok, mais tu vas travailler ». Ils ne me donnaient rien. Du coup je gardais des gamins, je faisais les marchés, je bossais quoi…

A.F : Que faisais-tu de ton temps libre ?

Jarry : J’ai toujours chanté et dansé en cachette, seul dans ma chambre. Je ne pensais qu’à ça.

A.F : Et le rire ?

Jarry : Non, le rire ne faisait pas encore partie de ma vie. Au contraire, tu penses, je pleurais pour tout et j’étais super solitaire. D’ailleurs en 6ème, mon prof de français a dit à ma mère : « ça ne va plus, Jarry, il faut lui faire faire du théâtre, qu’il s’émancipe un peu ».

 

A.F : Tu as du être ravi…
Jarry : Pas du tout ! Pour moi il en était hors de question. Entre chanter dans ma chambre et aller faire du théâtre sur une scène, il y avait un fossé. Mais ils ont insisté, et on a fini par trouvé un deal : j’allais faire du théâtre, mais j’allais jouer le plus petit rôle de toute la pièce.

A.F : Qui était ?

Jarry : Le serviteur qui emmène une cruche d’eau… Voilà, c’est tout.

A.F : Et ça c’est bien passé ?

Jarry : Pendant la première représentation, la cruche d’eau, je la laisse tomber. Et là, la salle se marre.
Je me souviens très bien m’être dit alors : « ah ouais, c’est pas si mal cet effet ». J’ai aimé cette réaction imprévue, elle m’a fait du bien. Je me suis rendue compte que de faire rire (en l’occurrence malgré moi) me plaisait. Ce jour-là, je savais que j’allais travailler dans le monde du spectacle.
A.F : Alors tu as continué tes cours de théâtre…
Jarry : Oui, et l’année suivante, j’ai eu le premier rôle. J’ai aussi appris à accepter cette sensibilité que je traînais depuis toujours, ou le fait de me faire passer depuis toujours pour la tête de turc de l’école.
Avec le théâtre j’ai aussi pris goût à la scène, aux déguisements, à tout ce qu’il y a autour d’un spectacle. Encore aujourd’hui j’adore les costumes, les paillettes et j’adore me maquiller. Je pourrais d’ailleurs me faire maquiller toute la journée.

Jarry_Atypique_ImageA.F : L’humour est venu quand ?

Jarry : Ado, à l’école. Je jouais « le Mythe de Persée », qui est une mythologie grecque absolument pas drôle. A la fin, mon père meurt dans mes bras. Sur cette scène, je pleure réellement, ok ? Sauf que la salle rit à la première représentation. Idem pour la seconde représentation, où là le metteur en scène me dit de me concentrer. Et puis le troisième jour, alors que j’étais encore et toujours hyper-sincère, la salle se marre à nouveau. J’ai pris un fou rire moi aussi et ensuite c’est devenu n’importe quoi, et à la fin, le metteur en scène est venu me voir en me disant très gentiment que c’était mon dernier soir, et qu’il valait mieux que j’aille jouer seul sur scène. Voilà.

A.F : Et la suite ?

Jarry : Ensuite j’ai rencontré Didier Bourdon, et puis Gilbert Rozon (de Juste pour Rire) m’a découvert. Il m’a fait venir à Montréal. J’ai fait sept minutes de majorettes au « Festival Juste pour Rire » : un carton.

A.F : Est-ce que tu es rentré en France avec la conviction que l’humour serait ton avenir ?

Jarry : Je suis surtout rentré avec une histoire ! Pendant le vol du retour, j’ai écrit l’histoire de mon spectacle. Il me manquait une trame, mais j’avais mon histoire. Deux mois plus tard, je vais à Pole Emploi et le gars me dit qu’il avait un poste pour moi : une formation de boucher. Evidemment je pensais qu’il plaisantait. Pas du tout. Et après qu’il m’ait dit qu’aujourd’hui les gens font en moyenne sept métiers dans une vie et qu’il était vraiment malvenu de faire la fine bouche, je me suis dit : « ok, ça y est, je l’ai la trame de mon spectacle ».

jarry-affiche-trevise

 

A.F : Es-tu rapidement remonté sur scène ?
Jarry : Oui. Au départ, j’ai joué dans une salle parisienne de trente places, histoire de déconner, mais ça a marché tout de suite. Le bouche-à-oreille s’est fait très vite. Je suis restée dans cette petite salle quatre mois et puis j’ai enchaîné avec le théâtre du Trévise.

A. F : Tu as fait la mise en scène de pas mal de spectacles auparavant, ainsi que plusieurs one-man (Charlotte Gabris, Jeff Panacloc, Elisabeth Buffet) récemment. Comment te vois-tu dans dix ans ?

Jarry : Heureux, tout simplement. Faisant de la plongée en Thaïlande, ou encore au cinéma ou au théâtre. Mais en tout cas, je ne vois pas le bonheur uniquement dans mon métier. Je suis heureux de rendre les gens heureux et il n’y a pas que la scène qui me procure de la joie, mais plein d’autres choses, partout, tout le temps !

Youpi vient de se réveiller. Youpi la vie, et merci Jarry :)

« Atypique », en ce moment et jusqu’à janvier 2015, au « Trévise » – Paris

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2 Commentaires
  • Sandra
    novembre 24, 2014

    Super article!! vraiment…
    j’aimais déjà bien Jarry mais là j’ai vraiment envie de le découvrir plus avec son spectacle.
    Merci Alex, merci Jarry

    • Alexandra Filliez
      novembre 24, 2014

      Merci Sandy c cool 😉 si tu peux go sans hésiter. Il est fou et te fout de bonne humeur :)) merci !!!!

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